The Virgin Tour est la
première tournée de Madonna. La tournée promeut ses deux premiers
albums studios, Madonna
(1983) et Like a Virgin
(1984). Au début, la tournée devait être mondiale mais elle a été
restreinte aux États-Unis et au Canada seulement. Warner Bros. décide de lancer Madonna dans une
tournée après que Like a Virgin soit
devenu un succès commercial.
Après son annonce
officielle le 15 mars 1985, Madonna
et son équipe commencent à travailler dessus. Madonna veut que la
tournée soit le reflet d'elle-même et collabore avec le
designer Maripol pour les costumes.
Les Beastie Boys signent pour faire
l'acte d'ouverture, tandis que le producteur de musique
Patrick Leonard signe pour
être le directeur musical pour la tournée.
La scène a une forme circulaire
et comporte des rampes tout autour avec des éclairages suspendus à
environ dix mètres au-dessus de la scène. Quatre écrans géants
entourent le périmètre extérieur de la scène sur trois côtés. La
programmation comporte des chansons de Madonna et Like
a Virgin ; les chansons sont interprétées par
Madonna, qui est accompagnée de deux danseurs, car elle bouge
énergiquement sur scène. Le spectacle finit par Madonna en robe de
mariée, intertprétant Like a
Virgin et Material
Girl.
The Virgin Tour reçoit des avis mitigés
des critiques, mais un succès commercial. Dès que la tournée est
annoncée, les tickets se vendent très bien. Macy's, un magasin de New York, est submergé par
les acheteurs, qui achètent aussi des accessoires comme les boucles
d'oreilles en forme de croix et des gants. Après la fin,
The Virgin Tour a récolté
plus de 5 millions de dollars et Billboard Boxscore rapporte plus de 3,3 millions de
recettes. La tournée est filmée sur une cassette VHS intitulée
Live – The Virgin Tour
qui reçoit une certification d'or par la Recording Industry Association of America (RIAA).
Les fans — principalement des femmes — se pressent pour
porter les mêmes vêtements que Madonna. Cette frénésie sur Madonna
donne naissance à un nouveau terme Madonna
wannabe, un mot qui est finalement reconnu par le
Dictionnaire Webster en mai
1991.
GENESE
The Virgin Tour est officiellement
annoncée le 15 mars 1985 par
Warner Bros. Records. Avant la
tournée, Madonna se présente publiquement uniquement dans des bals
de soirée et des discothèques comme la Danceteria, CBGB's et
Mudd Club, et uniquement pendant les
MTV Video Music Awards où elle
interprète Like a Virgin.
Après le succès de son album Like a
Virgin, le label veut augmenter le succès de ce disque
en envoyant Madonna dans une tournée mondiale. Cependant, la
tournée est limitée aux États-Unis et au Canada. Elle ne va ni en
Europe, ni en Asie et ni dans les autres continents. Dès le début,
il y avait des ambitions d'établir des dates au Japon et en
Angleterre grâce au succès de Madonna dans ces deux pays, mais le
programme final ne prend pas en compte cette idée. Des dates ont
été ajoutées aux États-Unis et les concerts prévus dans des salles
plus grandes grâce aux ventes écrasantes des tickets. Madonna est
assez nerveuse de chanter devant un public énorme, et chante avec
un groupe pour la première fois. Durant une interview avec Rolling
Stone en 2009, Austin Scaggs demande à Madonna quelles
ont été ses impressions et ses émotions pendant la tournée, car
c'était la première fois qu'elle chantait dans des salles. Madonna
répond :
L'ensemble de cette tournée était
dingue, parce que je vais de CBGB et
Mudd Club aux salles de concert. J'ai
chanté dans un petit théâtre de Seattle, et les filles portaient des jupes et des
leggings et des gants en dentelle et des croix et grosses boucles
d'oreilles. Je me suis dit : « C'est insensé ! » Après
Seattle, tous les spectacles vont se
passer dans de grandes salles. Je n'ai jamais fait une tournée en
bus. Tout le monde dit que c'est vraiment bien.
DEVELOPPEMENT
Après que la tournée soit
confirmée, Madonna et son équipe commence à travailler dessus.
Madonna veut que ce soit « voyant et
effronté, et une réflexion de son style de rue et attitude
DGAF». Elle veut un concert où les gens s'amusent eux-mêmes
aussi qu'elle s'amuse à chanter. Commentant sur le développement,
Madonna dit : « Normalement, je
déteste les concerts où il y a juste un chanteur qui interprète, et
un groupe débile qui joue en fond ; ou des spectacles dans
lesquels un rocker s'arracheles poumons en criant et se jette sur
la foule. C'est pourquoi, je veux quelque chose de différent,
quelque chose de mémorable ». Pour le spectacle,
Madonna collabore avec son amie designer Maripol pour les costumes. Maripol gère
une petite boutique nommée Maripolitan dans le Greenwich Village, où les dessins et vêtements
sont décidés par elle et Madonna. Les répétitions du spectacle
commencent fin février, avec des castings pour choisir les
danseurs. Madonna veut spécifiquement des danseurs hommes, citant
que « les déplacements provocants que
je fais sur scène fonctionnent mieux avec des hommes à côté de
moi ». En plus de promouvoir la tournée, Warner Bros. Entertainers Merchandise Management
Corp. lance la collection Boy
Toy, nommée d'après la ceinture que porte Madonna sur la
couverture du disque de Like a
Virgin. Elle comporte une ceinture rectangulaire avec
les mots « Boy » et « Toy » en
couleur or. Pour choisir le directeur musical de la tournée, le
manager Freddy DeMann contacte le producteur Patrick Leonard, qui a juste terminé le
Victory Tour de The Jackson Five. Tout d'abord, Leonard refuse, se
sentant épuisé du Victory
Tour, mais après avoir parlé avec Madonna au téléphone,
il la trouve charmante, et signe pour la tournée.
Beastie Boys, qui ont travaillé
comme groupe d'ouverture pour le chanteur du groupe de
John Lydon, ont signé pour
faire la scène d'ouverture de la tournée. Adam Yauch, du groupe, se rappelle :
« Un jour, Russell Simmons,
co-fondateur de Def Jam, vient et
dit : « Hey, devine quoi —
le manager de Madonna a appelé. Voulez-vous venir en tournée avec
elle ?». DeMann demande à d'autres groupes comme
The Fat Boys, mais Simmons ne les
manage pas et ment, en disant : « Oh, The Fat Boys ont
un autre concert cette semaine. Qu'en est-il de Run-DMC ? » Mais ils sont trop
chers selon DeMann, et les Beastie
Boys sont finalement choisis. Adam
Horovitz du groupe commente :
« Nous ne connaissions pas beaucoup
Madonna, mais nous avions tous l'habitude de traîner à la
Danceteria donc nous nous connaissoins
chacun. Je ne sais pas pourquoi elle a pensé que c'était une bonne
idée [de faire la scène d'ouverture]. C'était une idée terrible.
Mais c'était important pour elle dans un sens car nous étions si
affreux à l'époque, lorsque elle est arrivée sur scène, le public a
dû être content ».
La scène crculaire de la tournée,
comporte trois rampes autour du périmètre extérieur qui sont
reliées l'une à l'autre. Un long escalier descend sur la scène
depuis la rampe principale. Elle est flanquée du groupe. À environ
dix mètres au-dessus de la scène, des hauts-parleurs sont suspendus
par une poutre circulaire. Quatre écrans géants entoure le
périmètre extérieur de la scène sur trois côtés.
DEROULEMENT DU
CONCERT
Le concert commencent avec
les Beastie Boys qui interprètent six
de leurs chansons en 30 minutes. Ils sont accompagnés par un
DJ qui scratche la musique, avec les Beastie Boys sautillant sur scène et faisant des
gestes obscènes envers le public. Quand ils terminent leur
prestation, les écrans du fond commencent à diffuser des images de
Madonna dans ses clips. Le groupe — comportant des
guitaristes, des bassistes et d'un batteur ainsi que joueurs de
synthétiseurs — viennent au centre et la musique commence. La
voix de Madonna déclare : « Quand
j'étais petite, j'avais un rêve. Je voulais devenir une grande
star. Je suis allé à New York. Je ne
connaissais personne. Je voulais danser. Je voulais chanter... J'ai
travaillé durement, et mon rêve est devenu réalité ».
Quand le discours se termine, Madonna apparaît en haut des
escaliers et porte un crop-top bleu,
des leggings et des croix en collier
et en boucles d'oreilles. Elle se pose sur les marches avant
d'atteindre le microphone puis chante Dress You Up. Après avoir dansé sur la
dernière note de la musique, Madonna et ses deux danseurs masculins
vont en arrière de la scène lorsque la musique de Holiday commence. Elle prend un temps
pour demander au public comment il se sent et déclare :
« Je n'ai jamais été désignée comme une
reine, mais je me sens comme cela maintenant » et
commence à chanter Into the
Groove, en jouant du tambourin. Une radiocassette est présente durant
l'interprétation, Madonna s'assoit et joue avec, et la considère
comme sa « boîte ». Elle
continue avec Everybody, tout
en demandant au public d'applaudir en même temps qu'elle. Quand
elle termine sa prestation énergique d'Everybody, les lumières s'éteignent
progressivement et l'introduction d'Angel démarre. Les lumières rotatives
tombent sur scène. Madonna apparaît en haut des escaliers et les
descend petit à petit. Durant le pont intermédiaire, ses danseurs
et elle bougent énergiquement autour de la scène, tandis que des
ballons blancs tombent sur eux. Madonna continue à chanter jusqu'à
ce que les lumières s'éteignent à nouveau. Elle termine son
interprétation et disparaît derrière la scène pour un changement de
costume.
Elle réapparaît sur scène
et porte un micro-top bordé et noir
ainsi qu'une jupe similaire, avec son nombril exposé, et de
nombreuses croix de différentes tailles, accrochées sur plusieurs
parties de son corps. Au moment où l'intro de Gambler débute, Madonna se tient sur le
côté et commence à danser énergiquement, tandis que les lumières
tombent sur elle. Tout en chantant, elle ouvre sa veste quelquefois
et enjambe parfois une structure en acier présent sur la scène. La
prestation se termine quand Madonna saute sur le côté de la scène,
au-dessus de la scène principale. Elle interprète ensuite deux
chansons lentes — Borderline et Crazy for You — tout en touchant
les mains du public. Madonna retourne vers le micro et chante
Over and Over de Like a Virgin. Elle suit avec
Burning Up où elle carresse
un guitariste et disparaît finalement pour un autre changement de
costume. Quand Like a Virgin
commence, Madonna retourne sur scène en portant une robe de mariée,
tenant un bouquet dans sa main et un long voile blanc derrière
elle. Accessoirisée par un arc blanc en dentelle au-dessus de sa
tête, des gants, elle porte aussi des crucifix sur sa ceinture et
un autre sur une autre chaîne autour de son cou. Madonna demande au
public : « Voulez-vous vous marier
avec moi ? » et celui-ci répond affirmativement,
elle leur jette le bouquet et commence à chanter. Madonna continue
à chanter tout en se roulant sur le sol, et ajoute un extrait du
single Billie Jean de Michael Jackson. Des ballons tombent à
nouveau sur le public et relève son voile pour le jeter au public.
Elle revient sur scène dans les bras d'un de ses danseurs, portant
un bustier tubulaire et une jupe blanche serrée, portant un bouquet
dans sa main gauche et de nombreuses guirlandes autour de son cou.
Dans sa propre parodie du titre Material
Girl, à la fin de l'interprétation, elle demande au
public : « Pensez-vous réellement
que je suis une fille matérielle ?… Je ne le suis
pas… Prenez ça [Elle lance de la fausse monnaie]… Je
n’ai pas besoin d’argent… J’ai besoin
d’amour ». Puis, elle commence à se déshabiller,
elle est arrêtée et emmenée vers les coulisses avec son père.
À Détroit, Tony Ciccone
lui-même lui fait les honneurs. Le concert se termine quand Madonna
retourne sur scène pour récupérer son manteau de fourrure et fait
une révérence.
CRITIQUES
La tournée reçoit des avis
mitigés de la critique. Jason Stratley de The Philadelphia Inquirer dit que
« sur scène, remuant et se tortillant,
une vision rock vidéo de désordre, les cheveux décolorés en blond,
peau nue, des paillettes à motifs cachemire et des diamants bon
marché sont la reine rock flash et trash Madonna. Voici les clones
de Madonna, elle se transforme en légende ». Jeff
Sewald de Pittsburgh
Post-Gazette trouve que « le mode d'opération [de la tournée] est clair.
Madonna ne vend pas seulement sa musique à une foule d'adolescents
et d'adultes, mais elle se vend elle-même et le paquet entier
s'avère être une joie pour les 14 500 fans hurlants. [...] Le
Virgin Tour de Madonna
déchire le couvercle de la sexualité de Pittsburgh ». Rachel Lee de
The Sacramento Bee trouve que
« plus qu'aucune autre star pop dans la
mémoire récente, même Boy George et
Prince, Madonna est une image. Son
concert de mardi soir, aussi bien exécuté professionnellement que
chorégraphié qu'il peut l'être, n'a rien fait pour lui donner plus
de dimension que les deux déjà présentes sur elle ».
Arthur Daniels de Lexington
Herald-Leader trouve que « Madonna était triste, mais les fans étaient ravis
quand la star rock blonde a fait sa première apparition dans un
concert majeur pour lancer son Virgin
Tour. [...] Elle était blanche et ne leva pas les yeux
en passant devant les fans qui se rassemblaient devant la scène
avant le spectacle ». Robert Hilburn de Los Angeles Times commente :
« Madonna représente une figure de
fantaisie contemporaine qui relance le glamour, l'innocence et la
sexualité brute et beaucoup des propres héros de Madonna, incluant
Marylin Monroe et James Dean. Comme Monroe, Madonna fait le
portrait d'une bimbo, mais elle n'est
clairement pas molle. Bien que le public soit sur ses pieds, il
semble que Madonna soit exploitée sous son potentiel dans ce format
pop. C'est important de démontrer qu'elle peut se contrôler
elle-même en direct, mais la simplicité des concerts pop ne
commence pas à s'imposer sur son ambition ou son talent.En fait,
elle a si peu à faire d'autre qu'exprimer son aggressivité, son
attitude sexy que le spectacle semble long d'un peu plus d'une
heure ». Heidi Sherman de Spin commente : « The Virgin
Tour est le premier concert de Madonna, elle le met
déjà dans la même classe que Prince et
Bruce Springsteen. Il prouve que Madonna est au-delà du réel. Et si
sa présence sur scène indique qu'elle est plus showgirl que musicienne, au moins elle savait
attirer son attention pour l'époque post-féministe de MTV. Boy Toy ?
Non exactement. Elle est une star pop de bonne foi dans le
processus pour devenir une icône
culturelle ».
Laura Fissinger de South Florida Sun-Sentinel trouve que
« Virgin
Tour constitue Madonna encore plus qu'une bimbo, plutôt que la femme forte et indépendante,
celle que les gens pensent être ». David O'Reilly de
Philadelphia Daily News dit
qu'avec le concert « Madonna prouve une
fois de plus pourquoi elle est qualifiée de « bimbo sans
talent », cela a été de la camelote
totale ». Richard Defendorf d'Orlando Sentinel donne une critique
positive, « le Virgin Tour de Madonna a été agréable et
pose son charme des clips vidéos dans les interprétations
scéniques ». Maya Hatoray de The Miami Herald dit que nous
« savons que Madonna est sexy, beau de
manière exotique et ses chansons funk/pop nous donne envie de danser, mais sur
scène, elle est extrêmement docile comparée à son personnage novice
dans ses vidéoclips. Elle est comme la fille à papa ».
Mary Edgar Smith de The Atlanta
Journal-Constitution observe qu'« il était évident de part les vêtements des jeunes
filles aux derniers du Virgin
Tour à Tampa et
Orlando, que la jeune chanteuse de 26
ans a donné plus de musique au monde que les autres l'on fait. Elle
sera une force sur laquelle on peut compter ». Stephen
Holden de The New York Times
commente : « Alors que ses fans
pubescents l'acclament d'un air approbateur, la manipulation de la
star de tels symboles comme la robe de mariée, une croix, de la
fourrure et des bijoux deviennent un psychodrame commun allègre.
Madonna a apporté des jeux traditionnels de déguisements de petite
fille et a joué avec les poupées (elle-même étant un modèle) dans
l'époque de la télévision en le transformant en un spectacle
public ». Une critique de Variety par John Gleeson dit que
« le chant de Madonna était comme une
bande originale à un affichage d'elle-même plus viscéral, son
personnage, sa danse non-stop et son audace sexuel étonnement
explicite, qui inclut un orgasme visuel — pour ainsi dire
— aux autres chansons ». Paul Grein de
Billboard dit que
« le spectacle de Madonna est élégant,
bien rythmé et toujours divertissant ».
COMMERCIAL
Dès que la tournée est annoncée,
les tickets commencent à se vendre un peut partout. À San Francisco, un ticket se vend toutes les dix
secondes environ. Les 17 672 tickets du spectacle de Madonna
au Radio City Music Hall de
New York se vendent complètement en un
temps record de 34 minutes. Les 18 000 tickets de deux dates à
l'UIC Pavilion de Chicago ont été vendus en un seul jour. À
Philadelphie, les 31 000 tickets se vendent en moins de quatre
heures. Avec les ventes des tickets, divers produits de la tournée
se vendent rapidement : des T-shirts, posters et magazines promotionnels avec
une photo de Madonna sont achetés par les fans, même si certains de
ces produits sont surévalués par rapport à la valeur du marché.
Après la fin des concerts, The Virgin
Tour rapporte 5 millions de dollars, et le Box Office de Billboard signale 3,3 millions de
recettes.
ENREGISTREMENTS
En 1985, la vidéo
Live – The Virgin Tour,
filmée à Détroit,
termine la tournée. Angel,
Borderline et Burning Up font partie de la
programmation mais ne sont pas inclues dans la vidéocassette. Elle
est certifiée or par la Recording Industry
Association of America (RIAA) pour la vente de 50 000
exemplaires et reçoit le prix « Video Software
Dealers » pour la meilleur vidéo en septembre
1986.Cette cassette reçoit des avis mitigées de la presse. Annie
Temple de Philadelphia Daily
News dit que le film « n'est pas flatteur » et « est un travail négligé ». Dennis Hunt
de Los Angeles Times dit que
« la vidéo est parfois distrayante et
floue, je me demande ce qui s'est passé durant l'enregistrement.
Les orientations sont maladroites, particulièrement quand le public
touche la main de Madonna. Est-il vraiment nécessaire de montrer un
fan innatendu sur scène ? ». Terry Atkinson du
même journal dit : « Cela fait
suivre le concert typique en format vidéo de quelqu'un assis aux
meilleures places de la salle et laisse l'aura d'une chanteuse
supérieure capturer vos sens ». Sylvia Chase de
The Wichita Eagle pense
« voir Madonna sur scène et la voir
d'en bas, enfermée dans une vidéocassette personnelle de la tournée
est totalement différent. L'énergie, les mouvements, la provocation
— tout vous capture encore plus ». La vidéo
débute à la quatorzième place du classement Top Music Videocassettes de Billboard le 7 décembre 1985 et atteint la onzième la semaine
suivante. La vidéo commence à avoir une montée lente, et sur le
numéro du 18 janvier 1986, elle
est numéro un, remplaçant Prince &
The Revolution: Live de The
Revolution. Le 24 mai 1986, la
vidéo revient dans le top 10, à la seconde position. Elle reste
présente dans le classement pendant 65 semaines. Live – The Virgin Tour réalise les
meilleures ventes de vidéocassettes musicales en 1986. La vidéo est
certifiée deux fois platine par la Recording
Industry Association of America (RIAA) pour la vente de
100 000 exemplaires et reçoit le prix « Video Software Dealers
Award » pour la vidéo musicale la plus populaire
en septembre 1986.
POSTERITE
Lorsque la tournée
commence, les fans — spécialement des femmes — se
pressent pour porter les mêmes vêtements que Madonna. Debbi Voller,
auteur de Madonna: The Style
Book, observe que « des
centaines de milliers de jeunes filles sont venues au concert
habillées comme elle, avec des cheveux ébouriffés et décolorés, des
hauts transparents, des gants en dentelle et des croix. Les
magazines et les émissions de télévision font des compétitions
sosies ». Cette frénésie concernant Madonna donne lieu
à un nouveau terme appelé Madonna
wannabe — un mot qui est officiellement reconnu par
le dictionnaire Webster en mai 1991. Madonna est mystifiée comme la raison pour
laquelle toutes les femmes voulaient copier son look. Elle commente :
« Je n'ai jamais pensé devenir un modèle. Je suis
une femme forte, une femme avec succès, et je ne correspond pas à
un stéréotype. Pour les femmes, il a longtemps été dit qu'il y a
certaines façons qu'elles ne doivent pas regarder si elles veulent
avancer dans leurs vies. Et là je m'habillais d'une façon interdite
et pourtant de toute évidence en charge de ma vie. C'est alors que
j'ai compris pourquoi elles étaient toutes là dans leurs sièges,
habillées comme moi ».
Alors que la tournée se déroule,
l'industrie de lingerie américaine indique que leur chiffre
d'affaires augmente soudainement de 40% et l'image de Madonna est
responsable du renouveau des sous-vêtements. Sam Gower de
Rolling Stone commente
que : « dans les années 60, les
femmes ont brulé leurs soutiens-gorge, maintenant elles en portent
cinq à la fois, et montre leurs nombrils. Madonna a fait pour le
corset et la croix ce que le punk a
fait pour l'épingle à nourrice. Le magasin Macy's est innondé de clients, qui achètent des
accessoires comme les croix en boucles d'oreilles et les
mitaines ». La demande est si énorme que Macy's doit remplir la marchandise tout le temps.
Les singeries subversives de Madonna dans la tournée provoquent de
la fougue parmi la presse. Rolling
Stone dit : « Comme
Marylin Monroe, Madonna incarne et défend une vision de la
sexualité féminine, et comme Monroe, elle est souvent rejetée comme
artiste ». Suzanne Ferriss, auteur de On Fashion, dit que « The Virgin
Tour illustre le désir étendu de Madonna de traiter les
garçons comme jouets et sa ceinture de chasteté se détache de sa
propre fantaisie et désir. Ses numéros de danse avec les hommes
durant la tournée les montre soulignés, les accessoires avec
lesquels elle joue et domine totalement ».
PROGRAMME
(Première partie)
- The
Beastie Boys
- Run-DMC (certains
concerts)
- Dress
You Up
- Holiday
- Into
the Groove
- Everybody
- Angel
- Gambler
- Borderline
- Lucky
Star
- Crazy
for You
- Over
and Ove
- Burning Up
- Like a Virgin (contient des
extraits de Billie
Jean)
- Material Girl